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Importance des programmes de cantines scolaires pour soutenir la nutrition des enfants d’âge scolaire, particulièrement pendant la pandémie de COVID-19

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Par Maree Bouterakos, Michele Doura, Mutinta Hambayi et Donald Bundy

Maree Bouterakos est responsable de la nutrition à la Division des programmes du Programme alimentaire mondial (PAM) à Vientiane, en République démocratique populaire du Laos. Maree est diététicienne et possède huit ans d'expérience dans le domaine du développement international, dans des milieux universitaires et cliniques de la région Asie-Pacifique.

Michele Doura est chargé de la politique des programmes à la Division des programmes scolaires du siège du Programme alimentaire mondial. Michele a plus de vingt ans d'expérience en nutrition et en santé publique au sein du PAM et de diverses institutions publiques et privées, dans des contextes humanitaires et de développement.

Mutinta Hambayi est conseillère régionale senior pour la nutrition, le VIH et les programmes scolaires à la Division de la nutrition et des programmes scolaires du Bureau régional du PAM pour l'Afrique de l’Est et du Centre, à Nairobi, au Kenya. Mutinta a occupé de multiples fonctions liées à la nutrition dans des contextes humanitaires et de développement. 

Donald Bundy est professeur d'épidémiologie et de développement et directeur du Global Research Consortium for School Health and Nutrition à la London School of Hygiene & Tropical Medicine, Londres, Royaume-Uni, et conseiller senior auprès du Programme alimentaire mondial. Auparavant, il a été spécialiste principal en santé à la Banque mondiale, conseiller senior à la Fondation Bill et Melinda Gates et professeur d'épidémiologie à l'université d'Oxford.

Les auteurs tiennent à remercier les membres du personnel du Programme alimentaire mondial (PAM) pour le temps qu’ils ont accordé dans le cadre de l’élaboration du présent article.

Contexte

La santé et la nutrition des enfants d’âge scolaire (de 5 à 9 ans, période aussi appelée la moyenne enfance) font l’objet de moins d’attention que celles des enfants plus jeunes ou des adolescents. Pourtant, cette étape de la vie est essentielle à l’apprentissage et au développement intellectuel, ainsi qu’à la formation des attitudes, des comportements et des habitudes. Mettre en œuvre un ensemble structuré de services essentiels en matière de santé et de nutrition dans les écoles représente un investissement clé en faveur d’un avenir meilleur pour les enfants et leur communauté. Ces interventions sont devenues d’autant plus nécessaires depuis le début de la pandémie de COVID-19, qui a privé 1,6 milliard d’enfants d’accès à l’école.

Il n’existe malheureusement que peu, voire pas, de données comparables sur la prévalence de l’insuffisance pondérale et des carences en micronutriments chez les enfants de 5 à 19 ans. Parallèlement, on estime que près de 131 millions d’enfants scolarisés dans le monde étaient en surpoids en 2019 (UNICEF, 2020). La propagation de l’épidémie mondiale de surpoids et d’obésité peut être imputée à la croissance des secteurs des commerces d’alimentation et de restauration modernes dans tous les pays. Celle-ci a entraîné des changements dans l’agriculture et les systèmes alimentaires, augmentant ainsi l’accès à des aliments et des boissons moins nutritifs, et ce à moindre coût.

Le nouveau paradigme des 8 000 jours et l’importance de coordonner l’éducation et la santé

La troisième édition de la publication de la Banque mondiale intitulée Disease Control Priorities confirme que si les interventions lors des 1 000 premiers jours de vie (de la conception à 2 ans) sont importantes pour assurer une bonne croissance et prévenir des problèmes de santé plus tard, elles ne sont cependant pas suffisantes. Ce document préconise de faire avancer la recherche et les interventions au-delà de ces 1 000 jours pour inclure les 7 000 suivants, c’est-à-dire jusqu’à l’âge de 21 ans (Bundy et al., 2018). Les auteurs soulignent que cette période est plus importante qu’il n’a été reconnu jusqu’à présent pour 1) maintenir les premières avancées, 2) rattraper des retards de croissance et 3) apporter un soutien supplémentaire lors des étapes vulnérables ultérieures (telles que la prépuberté).

À l’échelle mondiale, il n’existe aucun suivi systématique de la mortalité, la santé et la nutrition pendant la moyenne enfance. Ce manque de données renforce l’idée selon laquelle la santé et la nutrition des enfants de 5 à 9 ans sont peut-être moins importantes qu’à d’autres étapes de la vie. Cela limite également la capacité des responsables et des décideurs publics à investir dans des interventions fondées sur des données probantes en faveur de cette tranche d’âge.

Ces dernières années, les taux de scolarisation ont augmenté jusqu’à atteindre 91 % dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure, et une hausse de 20 % a été enregistrée dans les pays d’Afrique subsaharienne entre 2000 et 2015 (Organisation des Nations Unies, 2015). Cela représente une occasion cruciale d’améliorer les résultats en matière de santé et de nutrition dans ces pays, au moyen de plateformes scolaires (Bundy et al., 2018). Et pourtant, quelque 59 millions d’enfants en âge de fréquenter le primaire, dont près de la moitié se trouvent en Afrique subsaharienne, sont déscolarisés. Ces enfants se retrouvent privés d’apprentissage à cause de la pauvreté, de la discrimination et de la mauvaise qualité de l’éducation proposée, ou bien à cause de la faim. Plusieurs interventions sont nécessaires pour limiter ces freins et créer des environnements scolaires sûrs qui encouragent les enfants déscolarisés à étudier et à apprendre, tout en garantissant l’accès à des services de santé et de nutrition par le biais de la plateforme scolaire.

La moyenne enfance : libérer le capital humain

Une population correctement nourrie, en bonne santé et éduquée est la clé de la croissance et du développement économique. Dès lors, investir dans la nutrition, la santé et l’éducation des enfants au cours de la moyenne enfance, puis maintenir ces investissements à l’adolescence, permettra aux enfants d’atteindre leur plein potentiel, de devenir des adultes productifs et de rompre le cycle intergénérationnel de la malnutrition (UNICEF, 2020). Cependant, les données probantes montrent un déséquilibre entre les investissements réalisés dans l’éducation et ceux réalisés dans la santé et la nutrition. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure, les dépenses publiques annuelles consacrées à l’éducation pendant la moyenne enfance et l’adolescence atteignent 210 milliards de dollars US, tandis que seulement 4 milliards de dollars US servent à financer la santé et la nutrition de ces enfants (Bundy et al., 2018). Pour les écoliers les plus pauvres, la scolarisation, l’assiduité et l’apprentissage sont souvent plus difficiles en raison de la maladie, la faim et la malnutrition.

Les conséquences d’une mauvaise nutrition et d’une mauvaise santé

L’absence d’investissements dans la santé et la nutrition a des répercussions catastrophiques. Les données issues d’enquêtes démographiques et de santé menées dans plus de 70 pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure indiquent que la mortalité des enfants de 5 à 19 ans est d’environ 2,3 millions, dont près de 935 000 décès d’enfants de 5 à 9 ans (Bundy et al., 2018). Bien que ces taux soient plus bas que ceux relevés pour les autres tranches d’âge, il s’agit tout de même de chiffres élevés qui révèlent un programme inachevé vers la réduction de la mortalité. 

Une mauvaise nutrition pendant la moyenne enfance a pour conséquence, entre autres, un système immunitaire déficient, une morbidité plus élevée et une dégradation de la cognition. Tout ceci compromet les performances à l’école et peut entraîner l’absentéisme, le redoublement ou l’abandon scolaire. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure, environ 300 millions d’écoliers souffrent d’anémie ferriprive, laquelle est liée à une perte de six points de quotient intellectuel par enfant (D. A. Bundy et al., 2018). En Équateur, 32 % des redoublements sont imputables à la sous-nutrition (Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, 2017). De telles conséquences équivalent à pas moins de 200 à 500 millions de jours d’école perdus à cause de maladies chaque année, dans les pays à revenu faible (Bundy, 2011).

Avantages des cantines scolaires

Les avantages des cantines scolaires dépassent largement la simple question des repas à l’école. Ces structures ont des conséquences favorables à l’équité et l’inclusion au sein de l’éducation. Des résultats encourageants, plus particulièrement chez les filles, ont été rapportés sur les performances scolaires, les inscriptions à l’école étant plus nombreuses et l’assiduité accrue (Adelman et al., 2019). En proposant des repas sains et équilibrés, les programmes de cantines scolaires peuvent améliorer le statut micronutritionnel général et réduire la prévalence de l’anémie chez les enfants des écoles primaires et les adolescentes (Shrestha et al., 2020). Cela peut également réduire les vulnérabilités et stimuler les revenus des familles, notamment en période de crise. Un repas à l’école équivaut à près de 10 % des revenus d’un foyer par enfant, ce qui peut représenter des économies considérables pour les familles ayant plusieurs enfants scolarisés (Bundy et al., 2018).

Dans les contextes humanitaires, les cantines scolaires peuvent limiter les effets néfastes qu’ont les situations d’urgence sur la santé, la nutrition et l’éducation, ce qui permet de réduire les obstacles empêchant d’accéder à l’éducation et de l’achever, notamment pour les filles (Aurino et al., 2019). Intégrer des sources alimentaires locales dans les repas scolaires peut également favoriser les régimes alimentaires diversifiés, réalisés à partir d’aliments frais et disponibles, tout en renforçant le développement économique local. Au Ghana, par exemple, les premiers résultats d’une évaluation de l’impact d’un modèle de cantines scolaires faisant appel à des producteurs locaux (Homegrown School Feeding, HGSF) ont fait état d’une augmentation de 33 % des ventes agricoles et des revenus des ménages (Gelli et al., 2016).

Selon le contexte du pays, la situation nutritionnelle et les ressources humaines, financières et infrastructurelles disponibles, un ensemble intégré de services en milieu scolaire peut s’attaquer aux problématiques liées à la santé et la nutrition, tout en se révélant rentable. De tels services pourraient inclure des repas scolaires fournis selon le modèle HGSF, sous la forme d’une collation ou d’un repas chaud pour le déjeuner (PAM et Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture [FAO], 2018)1, lesquels peuvent comprendre des aliments enrichis ainsi que des interventions complémentaires en santé et nutrition (voir encadré 1).

Encadré 1 : Terminologie

Cantines scolaires : Provision de nourriture aux enfants et/ou à leurs foyers par le biais de programmes menés en milieu scolaire. Il peut s’agir de repas, de collations ou de produits à emporter à condition que les enfants se rendent en classe. Les repas sont préparés à l’école, dans la communauté ou livrés depuis des cuisines centralisées. Certains programmes offrent des repas complets tandis que d’autres proposent des collations nutritives comme des fruits frais ou des biscuits à haute teneur énergétique. Dès que possible, la nourriture est achetée, produite ou cultivée localement et doit viser à répondre aux besoins nutritionnels des filles et garçons par différentes stratégies telles que l’enrichissement des denrées de base (riz, huile, etc.) ou une supplémentation en vitamines et minéraux.

Santé et nutrition en milieu scolaire : Approche multisectorielle visant à concevoir et proposer des stratégies, activités et services coordonnés et complets, qui sont intégrés et renforcés au sein du système éducatif, en vue de protéger et favoriser le développement physique, émotionnel et social ainsi que la santé et le bien-être des écoliers et de leur communauté. Parmi les éléments essentiels reconnus par les programmes de santé et de nutrition en milieu scolaire, on compte les cantines scolaires, les traitements antiparasitaires, la vaccination, la supplémentation, la prise en charge de l’hygiène menstruelle, la promotion de l’hygiène buccodentaire, la santé sexuelle et reproductive, la prévention de la violence basée sur le genre, la communication pour le changement social et de comportement, les jardins scolaires, les tests de vue, l’éducation nutritionnelle, ainsi que l’eau, l’assainissement et l’hygiène.

Pourquoi les écoles sont-elles des plateformes utiles pour fournir des services de santé et de nutrition ?

Des analyses économiques démontrent que les systèmes scolaires constituent des canaux efficaces pour proposer aux écoliers un ensemble intégré de services essentiels en matière de santé et de nutrition (Fernandes et Aurino, 2017). De nombreux problèmes de santé chez les enfants peuvent être évités ou traités grâce à des interventions menées dans les écoles, qui permettent souvent d’atteindre les enfants plus facilement que dans les établissements de santé, surtout en zone rurale. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure, intégrer des mécanismes de sensibilisation de la communauté au sein du système éducatif contribue à promouvoir la santé des enfants. Les analyses économiques suggèrent que les programmes de santé et de nutrition en milieu scolaire peuvent être un élément essentiel des soins de santé primaires universels (Watkins et al., 2020).

Repas scolaires : un excellent investissement pour les enfants, les familles et les communautés

D’après les estimations mondiales, au moins 388 millions d’enfants allant à l’école maternelle, primaire et secondaire recevraient des repas scolaires tous les jours dans au moins 161 pays (PAM, 2020c). Une analyse du rapport coût-efficacité menée par la Harvard School of Public Health a révélé que dans 14 pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure, les retours sur investissements potentiels des cantines scolaires sont comparables aux solutions les plus rentables prônées par le Consensus de Copenhague (Consensus de Copenhague ; Verguet, 2020).    

Le PAM a montré dans une récente analyse2 que, sur les 251 millions d’enfants vivant dans des pays où la situation nutritionnelle n’est pas bonne, 73 millions d’enfants issus de 60 pays (84 % en Afrique, 15 % en Asie et 1 % en Amérique latine [Drake, 2020]) vivent dans l’extrême pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1,85 dollar US par jour. Soutenir les gouvernements pour qu’ils fournissent des repas nutritifs à ces enfants et mènent d’autres interventions en matière de santé et de nutrition est une priorité, particulièrement en Afrique.

La pandémie de COVID-19

Fermeture des écoles et répercussions sur les enfants et la communauté éducative

Bien que la fermeture des écoles ait permis de réduire la transmission de la COVID-19 sur le court terme, cela a eu de graves répercussions sur l’apprentissage, la sécurité, la santé et le bien-être des enfants (PAM, 2020a). Pour beaucoup d’enfants, surtout ceux vivant dans les pays les plus pauvres et ceux qui sont déjà marginalisés ou en situation de vulnérabilité, ces effets néfastes pourraient durer à vie (Organisation des Nations Unies, 2020).

La pandémie a exposé les enfants à des risques, comme l’exacerbation de la pauvreté des familles, les menaces envers la survie, la mise en danger de la santé et de la sécurité des enfants, et l’aggravation de la crise de l’apprentissage3 (Organisation des Nations Unies, 2020). Le chômage généralisé et la perte de revenus mettront à rude épreuve la capacité financière des ménages à continuer à envoyer les enfants à l’école. Dans le cas des foyers les plus pauvres, les contraintes budgétaires pourraient les forcer à déscolariser les enfants même quand les écoles rouvriront (Banque mondiale, 2020). Plus les enfants marginalisés manquent l’école, moins ils sont susceptibles d’y retourner, ce qui augmente les cas d’abandon scolaire, surtout chez les filles (Banque mondiale, 2020). L’abandon scolaire est également associé à une augmentation du travail des enfants, du mariage des enfants et des rapports sexuels monnayés des enfants et des adolescents (Banque mondiale, 2020). En Afrique, par exemple, les adolescentes déscolarisées sont, en moyenne, deux fois plus susceptibles de commencer à avoir des enfants que celles qui vont à l’école (Organisation des Nations Unies, 2020).

Lorsqu’ils ne reçoivent plus de repas à l’école (PAM, 2020b), les enfants et leurs familles se retrouvent privés d’un filet de sécurité essentiel et d’une source indispensable d’alimentationnutritive. Les répercussions négatives sur leur statut nutritionnel peuvent ensuite affaiblir leur système immunitaire, ce qui augmente le risque d’effets indésirables s’ils sont atteints de la COVID-19 (Jiao et al., 2020) et menace leur santé sur le long terme.

Mesures d’atténuation et retour à l’école

Dans de nombreux pays, les gouvernements et des organisations comme le PAM ont mis en place des solutions de remplacement concernant l’apprentissage et les cantines scolaires pendant la fermeture des écoles. Les cours étaient donnés en ligne et les repas scolaires ont été remplacés par des rations à emporter, des transferts monétaires et d’autres solutions. Le PAM, en collaboration avec l’UNICEF et la FAO, a créé des directives à l’intention des gouvernements pour atténuer les effets de la pandémie de COVID-19, en accordant une attention particulière à la nutrition des écoliers (PAM, FAO et UNICEF, 2020). En outre, le PAM a cartographié et élaboré un tableau de bord servant à suivre les fermetures d’écoles dans le monde, ce qui assure notamment le suivi du nombre d’enfants ne recevant plus de repas scolaires, et fournit des informations actualisées sur les mesures prises par les gouvernements pour soutenir les enfants déscolarisés (PAM, 2020b). Toutefois, même quand ils sont correctement mis en œuvre, les mécanismes d’adaptation s’avèrent être une alternative onéreuse et peu efficace : les données du PAM indiquent que les efforts d’atténuation menés dans 70 pays n’aident que 40 % des 17 millions d’enfants qui profitaient des programmes de cantines scolaires avant la pandémie (PAM, 2020b).

Puisque l’on prédit que les mesures visant à limiter la propagation de la COVID-19 dureront des années, il est urgent de trouver comment permettre aux pays de renvoyer leurs enfants à l’école en toute sécurité (Viner et al., 2020). Afin de soutenir ce processus, quatre organisations clés ont créé le Cadre pour la réouverture des écoles (l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, l’UNICEF, la Banque mondiale et le PAM, 2020) dont le but est d’éclairer les préparations au niveau national et d’en guider la mise en œuvre.

Conclusion

Les répercussions que la fermeture des écoles a eues sur la sécurité économique et le bien-être des enfants, de leurs familles et des communautés risquent de compromettre les progrès réalisés dans le domaine de l’éducation au cours des dernières décennies. Faire du retour à l’école une priorité et utiliser les écoles comme des plateformes pour améliorer la nutrition et la santé aura des conséquences considérables sur les générations futures.

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, la mobilisation et les occasions de rallier les gouvernements, les donateurs, les organisations et les communautés autour des thèmes de l’éducation, la santé et la nutrition se sont multipliées. Les nations doivent recentrer leurs efforts afin de garantir que les services de santé et de nutrition commencent lors des 1 000 premiers jours de vie et continuent tout au long des 7 000 jours suivants. Elles doivent se concentrer sur la moyenne enfance dans le monde entier, de sorte que les écoliers puissent recevoir des repas de qualité, que leur santé s’améliore et qu’ils se voient offrir de meilleures possibilités d’apprentissage. Cela renforcerait les investissements réalisés lors des 1 000 premiers jours et permettrait de créer des bases solides pour l’avenir des enfants et des sociétés dans lesquelles ils vivent.

Pour en savoir plus, veuillez contacter Maree Bouterakos à l’adresse suivante : maree.bouterakos@wfp.org.


1 Le modèle HGSF a pour but de proposer aux enfants des ingrédients sains, diversifiés et nutritifs qui proviennent de petits exploitants locaux.

2 Le PAM est la plus grande organisation au monde à soutenir les programmes de repas scolaires dans plus de 70 pays. Il aide les gouvernements à mettre en œuvre des programmes nationaux de cantines scolaires et apporte son soutien à plus de 12 millions d’enfants d’âge scolaire chaque année.

3 La crise de l'apprentissage fait référence, à l’échelle mondiale, à la préoccupation concernant le fait que, malgré l'augmentation du nombre d'enfants scolarisés, plus de 50 % des enfants des pays à revenu faible ou intermédiaire ne sont pas capables de lire correctement à l'âge de 10 ans. Pour plus d'informations, consultez : https://www.unicef.org/rosa/reports/addressing-learning-crisis


Références

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Aurino, E, Tranchant, J, Sekou Diallo, A & Gelli, A (2019) School feeding or general food distribution? Quasi-experimental evidence on the educational impacts of emergency food assistance during conflict in Mali. The Journal of Development Studies, 55(sup1), 7-28.

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Gelli, A, Masset, E, Folson, G, Kusi, A, Arhinful, D, Asante, F et al. (2016) Evaluation of alternative school feeding models on nutrition, education, agriculture and other social outcomes in Ghana: rationale, randomised design and baseline data. Trials, 17(1), 37.

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Maree Bouterakos, Michele Doura, Mutinta Hambayi et Donald Bundy (). Importance des programmes de cantines scolaires pour soutenir la nutrition des enfants d’âge scolaire, particulièrement pendant la pandémie de COVID-19. Field Exchange 66 French , December 2021. www.ennonline.net/fex/66/desprogrammesdecantinesscolairesdesenfantsdâgescolaire

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