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Transcription du podcast– Rôle de l'initiative REACH dans l'implémentation du SUN au Burkina Faso

Author: ENN
Year: 2017
Resource type: Other

Écouter ce podcast en français

AY: Bonjour chers auditeurs. Bienvenue dans ce podcast de ENN, Nutrition Exchange. Je suis Ambarka Youssoufane, Spécialiste Régional Gestion des Connaissances Afrique de l’Ouest et du Centre de ENN. Aujourd’hui, je suis avec Madame Bertine Ouaro, Directrice de la Nutrition et Point focal SUN du Gouvernement au Ministère de la Santé publique du Burkina Faso, Docteur Maimouna Guero, Facilitatrice Internationale de l’initiative REACH au Burkina Faso et Monsieur Nicolas Bidault, Coordinateur adjoint des réseaux de l’UN pour le mouvement SUN et l’initiative REACH. Bonjour à vous.

BO, MG, NB: Bonjour.

AY : Tous les trois, vous avez co-écrit un article récemment publié dans Nutrition Exchange 7, sur la valeur ajoutée de l’initiative REACH pour l’implémentation du SUN au Burkina Faso. Nous allons donc conduire un entretien afin de voir un peu plus en détails le contenu de cet article. Madame Bertine Ouaro, le Burkina Faso a adhéré au mouvement SUN en 2011. Quelle était la situation de la nutrition au Burkina Faso avant 2011, je veux dire, quelles étaient les structures, stratégies et politiques mises en place en ce moment ?

BO : Ok. Merci Monsieur Ambarka. Il faut dire que, effectivement, en juin 2011 donc le Burkina a adhéré au mouvement SUN à travers le Ministère de la Santé et ce qui fait que le Point focal SUN du Gouvernement est logé au Ministère de la Santé. Et avant 2011, il y avait une politique de nutrition qui a été élaborée en 2007, mais il faut dire que cette politique de nutrition n’était pas vraiment multisectorielle, c’est vrai qu’elle abordait des aspects de multisectorialité, mais, les secteurs n’étaient pas responsabilisés pour contribuer à améliorer la nutrition. On avait aussi un Conseil National de Nutrition, donc qui est la plateforme multisectorielle, qui a été mise en place en 2008 et qui regroupait quelques secteurs, quelques ONG qui travaillaient déjà dans la nutrition, et il faut dire qu’il n’y avait pas aussi un dialogue très visible entre les différents secteurs sensibles et spécifiques de nutrition. C’était vraiment une amorce à travers le Conseil National qui se réunissait, qui se réunit donc deux fois par an. Et nous avions un plan stratégique, disons 2010- 2015, donc qui est né bien avant l’adhésion au mouvement SUN, et ce plan stratégique n’était pas multisectoriel aussi bien entendu, parce qu’il n’y avait pas d’actions où on responsabilisait les secteurs. Il n’y avait que des actions sectorielles. Et la situation nutritionnelle était vraiment toujours difficile. On avait des prévalences très élevées qui nous rappelle que le retard de croissance, disons l’incidence pondérale qui était à l’époque l’indicateur qu’on regardait le plus, était à près de 40%, 38% en montant dans les années 2009, et donc la situation était beaucoup plus catastrophique que maintenant. Donc c’est d’éléments que je peux donner pour cette première réponse, pour cette première question.

AY : Merci Bertine. Peut-être Docteur Maimouna avez-vous plus d’éléments à ajouter?

MG : Merci Ambarka. Effectivement, comme l’a dit Bertine, en fait le REACH n’était pas là en ce moment, mais en réalisant les analyses exploratoires sur la situation nutritionnelle, on se rend compte quand même qu’il y a une réduction des prévalences de la malnutrition pendant la période avant l’adhésion au REACH et actuellement, les chiffres qu’on a actuellement, et on constate aussi toujours une rupture de la mortalité des enfants de moins de 5 ans. Donc voilà ce que je peux rajouter.

AY : D’accord, merci Docteur Maimouna. Madame Bertine, vous avez noté également certaines structures ou certains cadres qui étaient en place bien avant 2011 et l’adhésion du Burkina au SUN. Quelles autres structures ou réseaux ont pu être mis en place en plus après l’adhésion du Burkina au mouvement SUN ?

BO : Ok. Après l’adhésion du Burkina au mouvement SUN, le Conseil National de Concertation et Nutrition a été capitalisé comme la plateforme du SUN, dans le cadre de la multisectorialité. Donc, il s’est agi en tout cas d’impliquer d’autres structures qui n’étaient pas membres au départ, que nous avons associées donc à la plateforme pour mieux prendre en compte les acteurs multisectoriels. Les acteurs du privé, par exemple, ont été bien associés. La société civile a été aussi élargie, le nombre d’ONG qui participaient au Conseil s’est vu aussi agrandi parce qu’on invitait plus d’acteurs de la nutrition dans cette plateforme multisectorielle. Il faut dire aussi qu’il n’y avait pas les réseaux formels à l’image du SUN au niveau international, et cette procédure aussi a commencé un peu après. Nous avons commencé à mettre en place des réseaux, et là simplement à partir de 2013, parce que durant les deux premières années, il n’y avait pas vraiment les réseaux à l’image du SUN international, et nous avons commencé donc à mettre en place les réseaux à partir de 2014. La réflexion a commencé en 2013, mais en 2014 déjà il y a eu le réseau de la société civile qui a été mis en place avec l’appui d’ACF qui a vraiment facilité ce processus et nous avons aussi le réseau UN qui s’est mis en place, et là c’est vraiment avec la contribution des partenaires et l’appui du REACH qui vraiment s’occupe de ces aspects de coordination, de mettre en lien toutes les agences UN. Et nous avons aussi le réseau du secteur privé, donc que nous avons aussi mis en place rien que l’année dernière et ce réseau a déjà un bureau qui fonctionne. Et nous avons aussi le réseau par exemple du secteur académique et de la recherche, qui a aussi un coût de mise en place mais il n’est pas encore finalisé. Et nous avons déjà eu quelques rencontres pour vraiment faire la réflexion, pour voir quel est le mandat qu’on pouvait donner à ces réseaux du secteur académique. Donc lui, il n’est pas encore finalisé.

AY : Vous parlez tantôt de la mise en place de la plateforme multi-acteurs à travers le Conseil National de Nutrition. Pouvez-vous nous parler brièvement du fonctionnement de cette plateforme multi-acteurs ?

BO : Il faut dire que cette plateforme multi-acteurs est une instance qui regroupe plusieurs secteurs sensibles et spécifiques des nutritions, et essentiellement la sécurité alimentaire, la protection sociale, l’éducation, et même l’éducation au niveau supérieur également, la recherche scientifique, la promotion de la femme, et tout ce qui est eau, hygiène, assainissement, et il y a aussi le Ministère du Commerce qui est membre, sont des Ministères vraiment clés dans la contribution de nutrition. Il y a aussi d’autres Ministères, comme le Ministère de l’Economie et des Finances qui est membre, et également le Ministère en charge des ressources animales, donc qui est un ministère aussi important et quand on parle de multisectorialité, il faut voir vraiment large comme le veut le SUN c’est vraiment associer toutes les parties prenantes, qui ne sont pas forcément du domaine mais qui s’intéressent vraiment à la nutrition et qui peuvent contribuer significativement. Cette plateforme donc se réunit en assemblée deux fois par an, tous les six mois, dans la période de juin et dans la période de décembre. Voilà et Le Ministre de la Santé est actuellement le Président de ce Conseil National avec trois Vice-présidents qui sont donc le Ministre en charge de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire, le Ministre en charge de l’Action Sociale et le Ministre en charge de l’Economie et des Finances. Et ces trois structures, ces trois ministères sont Vice-présidents pour pouvoir bien marquer la multisectorialité même si c’est le Ministre de la Santé qui est le Président. Et donc les conclusions sont consignées chaque fois dans un rapport qui est partagé aux participants avant la rencontre qui suit.

AY : L’un des réseaux qui a été noté par Madame Bertine, Point focal SUN, c’est le réseau des UN et du REACH. Alors, en quelle année le Burkina Faso a adhéré au REACH et quel est le rôle du REACH au Burkina Faso ?

MG : Ok. Merci Ambarka. Effectivement, le REACH au Burkina Faso a démarré plus précisément en août 2014, et le rôle du REACH au Burkina Faso était de façon générale d’appuyer le gouvernement dans leur effort de renforcement de la gouvernance en nutrition, et surtout d’appuyer le passage à l’échelle des interventions à fort impact nutritionnel, donc c’était beaucoup plus un appui, un renforcement des activités au niveau du gouvernement. Et aussi le REACH a pour rôle d’appuyer la coordination effectivement au niveau des agences signataires du REACH, donc peut-être qu’il faut le rappeler, le REACH est une initiative de quatre agences : la FAO, l’OMS, PAM et UNICEF. De façon beaucoup plus spécifique, pour le Burkina, nous avons appuyé en tout cas beaucoup d’activités, entre autres la coordination multisectorielle dont vous avez fait cas tout à l’heure. La première série d’activités que le REACH a entamée au Burkina Faso, c’était d’abord de  comprendre la situation, le contexte, et pour cela nous avons fait beaucoup d’analyses exploratoires pour comprendre premièrement la situation nutritionnelle, les tendances, quelles sont les tendances nutritionnelles en les stratifiant par région et aussi en les stratifiant en fonction d’un groupe cible pour vraiment faciliter la compréhension, et aussi en regardant de façon plus précise par région quels sont les facteurs principaux déterminants de la malnutrition au niveau du Burkina Faso, donc cet exercice nous va a permis de mieux comprendre la situation et d’essayer de voir et nous a beaucoup aidé dans la définition des priorités. L’une des analyses exploratoires aussi que le REACH a fait au Burkina Faso, c’est la cartographie des interventions et des intervenants. C’est une méthodologie que nous avons adoptée à travers des outils REACH et qui nous a permis de voir, parmi les interventions clés choisies au niveau du pays, quel est le niveau de mise en œuvre, quelle est la couverture géographique donc d’une intervention, quelle la couverture des cibles, et quels sont les partenaires qui appuient cette intervention au niveau du pays et aussi quels sont les mécanismes de mise en œuvre de cette intervention. Donc nous avons accompagné le gouvernement dans l’élaboration du document politique, donc le plan stratégique multisectoriel en nutrition, et nous avons accompagné la révision de la politique nationale de nutrition. Nous avons aussi accompagné l’élaboration d’une stratégie de plaidoyer et de communication. Par rapport à la coordination maintenant multisectorielle, Bertine a parlé largement du Conseil National de Nutrition au Burkina, et nous avons appuyé dans le fonctionnement de ce Conseil, le REACH a participé activement donc à la révision des textes et à la réflexion concernant le fonctionnement donc toujours dans la coordination, nous appuyons le Point focal SUN, donc elle l’a déjà dit, par rapport à la mise en place des différentes réseaux et aussi en collaboration avec le REACH, nous avons mis en place un cadre d’échanges pour ces réseaux et nous avons aussi un plan de travail 2016. Nous venons aussi juste d’évaluer ce plan 2016 et d’élaborer un plan de travail 2017 pour le réseau Il faut dire que le REACH ne s’arrête pas là. Nous incitons aussi les collaborations entre les différents réseaux, donc nous avons des plateformes de travail entre par exemple le réseau de la société civile. Pour ce qui est de la composante par exemple plaidoyer nous avons tous un objectif, c’est de plaidoyer et donc nous travaillons ensemble sur ce point, et pour cette année 2017 je pense que les réseaux viendront voir aussi s’il y aura aussi des points de collaborations avec d’autres réseaux comme le réseau des donateurs ou bien le réseau académique de la recherche. Donc d’une façon résumée, voilà l’appui que le REACH apporte au gouvernement et aussi au niveau des Nations Unies.

AY : On voit bien que le REACH appuie aussi bien la structure du SUN au Burkina Faso que l’atteinte même des objectifs du SUN et bien évidemment de la politique de nutrition du Burkina Faso. Alors, face à vraiment un tel appui j’allais dire prépondérant, Monsieur Nicolas, quels conseils pouvez-vous donner aux autres pays, particulièrement à ceux qui ne sont pas membres, ou ceux qui n’ont pas adhéré à l’initiative REACH ? Quels conseils pouvez-vous leur donner pour bénéficier peut-être de l’expérience du REACH ou de l’appui du REACH ?

NB : Merci Ambarka. Oui, effectivement, comme le décrivait Docteur Maimouna, l’appui du REACH est vraiment un appui au Point focal SUN, dans la mise en œuvre des processus du SUN au travers d’une facilitation de personnes, d’experts tels que le Docteur Maimouna, la facilitation aussi d’outils analytiques, outils de renforcement des capacités, et il faut mentionner aussi que le REACH est appuyé par un secrétariat qui est basé au PAM à Rome et qui appuie à distance la mise en œuvre du travail, le travail des facilitateurs REACH. Alors il y a, nous avons des demandes de pays pour un appui REACH. Donc ce qui est important, c’est qu’il y ait un accord entre les partenaires pays, le Point focal SUN, les agences UN, les bailleurs pour voir comment financer cet appui, se mettre d’accord sur les activités. A partir de là, une demande est faite au niveau du secrétariat du REACH qui initie, disons, une mission exploratrice dans le pays demandeur pour justement affiner, contextualiser et vraiment avoir un plan de travail parfait pour le pays afin d’atteindre ces objectifs. Donc c’est dans cette démarche que nous en sommes. Les pays qui ne trouvent pas des financements au niveau local, nous essayons de voir au niveau des partenaires régionaux, des partenaires au niveau global, comment appuyer les réponses aux demandes d’appui REACH, et en particulier nous travaillons étroitement avec le secrétariat du mouvement SUN à Genève pour répondre à ces besoins. Voilà. Je pense que ça vous éclaircit par rapport au processus de la demande de REACH.

AY : Justement, un des appuis que le REACH a apporté au Burkina Faso, par exemple, c’est l’élaboration du cadre commun de résultats. En quoi a consisté concrètement l’appui du REACH dans cet exercice ?

MG : Merci Ambarka. Effectivement, comme vous l’avez dit, nous avons appuyé l’élaboration du cadre commun des résultats au Burkina Faso, et donc pour revenir à ce que j’avais dit tout à l’heure, c’est un processus de clarification. Et donc toutes les analyses exploratoires que j’ai citées ont contribué à l’élaboration de ce cadre commun de résultats. Comment le processus s’est réalisé ? Donc avant de commencer même le processus du cadre commun de résultats, on s’est accordé à ce que au niveau du Ministère de la Santé et au niveau des autres secteurs pour qu’on est la même compréhension par rapport à ce qu’on veut et par rapport à la définition même du cadre commun de résultats, ça a été une étape très, très importante pour la suite du travail, et donc tout au long du processus, le choix de l’objectif prioritaire, le choix des interventions prioritaires, tout a été fait de façon consensuelle et donc à chaque fois le REACH essaye d’appuyer, comment est-ce qu’on peut dire, toute cette, enfin toute la contribution des autres secteurs dans le processus d’élaboration du cadre commun de résultats. Donc je disais la mobilisation des résultats, et donc le REACH a appuyé l’organisation de mini ateliers au sein de chaque secteur. Et nous avons aussi beaucoup contribué avec l’appui du secrétariat REACH au partage des expériences et des bonnes pratiques d’un autre pays, comment, dans d’autres pays, ces éléments que nous avons importés ont aussi permis d’influencer de façon stratégique l’élaboration de ces documents, de ce cadre commun de résultats. Donc je pense que voilà, je le disais tantôt, ce qui a beaucoup contribué est le rôle qu’a joué le REACH et surtout les outils d’analyse et les différentes analyses dont la cartographie des interventions et des intervenants a été un élément clé dans l’élaboration de ce cadre commun de résultats.

AY : Oui, en fait, on se rend compte que le REACH appuie vraiment au détail dans la mise en place de certaines structures clés dans la feuille de route du mouvement SUN. Alors Madame Bertine, peut-on dire que le REACH et le mouvement SUN sont complémentaires, en tout cas pour ce qui est du Burkina Faso ?

BO : Oui, Monsieur Ambarka. Je dirai oui sans hésiter parce que je pense que, effectivement, le REACH et le SUN sont complémentaires. Je crois qu’on peut qualifier le REACH de bras opérationnel en fait du SUN, parce que tout ce que le REACH fait permet d’opérationnaliser les grandes recommandations du SUN, permet vraiment d’appuyer à l’opérationnalisation des grandes actions, des grandes réflexions dans le cadre du SUN pour ce qui concerne la multisectorialité, et vraiment l’implication des secteurs, la redevabilité vraiment, et tout ce que le REACH fait, et même apporte comme appui au Point focal SUN permet vraiment d’avancer dans tout ce que le SUN recommande et donc je réponds oui à cette question sans hésitation.

AY : Pour revenir au cadre commun de résultats, quels sont les principaux axes prioritaires de ce cadre commun de résultats ?

BO : Il faut dire que ce cadre commun qui est multisectoriel vise à améliorer la mise en œuvre des interventions sensibles et des interventions spécifiques. Et le cadre commun se veut vraiment un tableau de bord, un cadre de suivi, un cadre d’évaluation qui va permettre de témoigner de l’avancement de la multisectorialité au Burkina. Et donc il a ciblé un certain nombre d’intervention que nous avons réduit pour atteindre vraiment moins de 49 interventions qui sont réparties par secteur et chaque secteur sensible et spécifique constitue un axe. Alors nous avons toutes les interventions qui visent à améliorer, renforcer la sécurité alimentaire en lien avec la nutrition, l’axe qui vise la protection sociale en lien avec la nutrition, l’eau, hygiène, assainissement, en lien avec la nutrition, et tout ce qui est commerce également constitue aussi une partie intégrée donc à la sécurité alimentaire. Il y a des actions aussi à mettre en œuvre par le secteur privé, et bien entendu l’axe qui prend en compte les interventions de santé sensibles à la nutrition, et enfin les interventions spécifiques de nutrition qui constituent aussi un axe. Donc on peut dire que ce cadre est en fait autour de sept zones, secteurs.

AY : Alors, oui en fait, j’ai vraiment une question sur comment est-ce que les secteurs intègrent la nutrition et comment est-ce que le secteur spécifique de la nutrition est aussi multisectoriel, puisque je vois que, avec le cadre commun de résultats et l’adhésion du pays au mouvement SUN, il s’est développé une démarche multisectorielle au Burkina Faso ? Alors dans le détail, comment se met en place cette multisectorialité ?

BO : Alors, oui Ambarka, donc je poursuis. En fait, chaque secteur est responsable des activités planifiées parce qu’elles ont été définies par ces secteurs, comme Maimouna l’a dit à travers l’appui que le REACH nous a apporté, pour mettre en œuvre, pour réaliser des ateliers sectoriels avec l’ensemble des acteurs d’un secteur donné, définir les interventions qui concernent ce secteur. Donc chaque secteur est responsable de la mise en œuvre des interventions définies et les indicateurs sont définis pour permettre de renseigner l’état de mise en œuvre et l’état d’atteinte des résultats concernant l’intervention en question, et donc c’est ainsi que les secteurs seront chargés eux-mêmes de mettre en œuvre ces interventions et de rendre compte vis-à-vis de l’avancement. Et en termes de financement, il y a des interventions qui sont déjà définies, qui sont déjà dans le planning de ce secteur et qui vont donc se faire sur le financement prévu à cet effet là-bas. Maintenant, là où il y a d’autres nécessités de financement pour pouvoir compléter l’intervention, c’est là où le plaidoyer se fait pour que ces secteurs-là puissent être à même de mettre en œuvre ces interventions et de les renseigner. Voilà. Et donc il y a des répondant au niveau des secteurs qui sont chargés vraiment de faire en sorte que ces interventions soient mises en œuvre et de fournir des renseignements dans ce sens au moment du suivi et de l’évaluation.

MG : Pour compléter la Directrice, il faut dire que les interventions qui ont été retenues dans le cadre commun de résultats, actuellement sont en train d’être intégrées dans les plans des secteurs pour qu’ils tiennent compte de ça, dans la recherche de financements, et dans la mise en œuvre. Ça, c’est un point important.

AY : Tout à fait, tout à fait. Et justement, j’allais demander, quelles sont maintenant les prochaines étapes, maintenant que le cadre commun de résultats a été élaboré et validé ? Quelles vont être les prochaines étapes pour les différents acteurs de la nutrition au Burkina ? Monsieur Nicolas ?

NB : Je pense qu’une fois que le cadre commun de résultats a été développé, vraiment ce que disait Docteur Maimouna c’est vraiment ça, c’est travailler avec les secteurs dans l’adaptation de leurs plans pour vraiment intégrer la nutrition, ce qui est ressorti du cadre commun de résultats et travailler avec eux dans la mise en œuvre de ces résultats. Il y a bien sûr une partie aussi importante de mobilisation, donc mobilisation programmatique au niveau des secteurs et puis mobilisation financière, notamment une fois que le cadre commun de résultats a été développé, une fois que le plan a été développé, mobiliser les partenaires justement pour que ces plans soient financés avec une bonne efficience.

AY : Justement, en parlant de mobilisation financière, comment est-ce que, dans le cas du Burkina Faso, va se mettre en place ou va s’opérationnaliser cette mobilisation des financements pour la mise en œuvre des actions retenues ?

BO : Ok. Au niveau du Burkina, après avoir élaboré le cadre commun et également suite à l’élaboration du plan stratégique multisectoriel qui va prendre en compte l’essentiel des interventions du cadre commun qui seront reversées là-bas. Nous envisageons d’organiser une grande rencontre de tous les partenaires et bailleurs autour de ce grand document lorsqu’il sera adopté pour pouvoir le rendre plus visible et demander la contribution de ces différents bailleurs et également la contribution de l’état à la mise en œuvre de ce plan. Et c’est vrai que ce n’est pas gagné d’avance, mais nous savons qu’il y a beaucoup d’engouement actuellement, et nous pensons qu’il y aura quand même une mobilisation autour de ce plan. Il faut dire aussi que, comme ce qui a été fait en Côte d’Ivoire, cette table ronde là-bas visait vraiment à faire en sorte que les bailleurs puissent eux aussi faire le plaidoyer pour avoir plus de ressources pour pouvoir accompagner ce plan et les bailleurs peuvent, après cette table ronde, faire le plaidoyer à leur propre niveau mais également auprès du gouvernement pour mettre la pression au gouvernement pour que le gouvernement puisse en tout cas augmenter les ressources pour la nutrition. Il y a déjà une ligne budgétaire au Ministère de la Santé qui vient juste d’être créée, mais il cible seulement pour le moment la prise en charge de la malnutrition aigüe sévère à travers l’achat d’aliments thérapeutiques.

Oui, Docteur Maimouna ?

MG : D’accord, je vais juste compléter pour la prochaine étape, le REACH compte accompagner le gouvernement dans l’évaluation des besoins en renforcement des capacités, c’est-à-dire le plan stratégique multisectoriel est élaboré. Maintenant, dans la mise en œuvre du plan stratégique multisectoriel, c’est de faire une évaluation pour voir est-ce que toutes les capacités sont dans le pays pour faciliter la mise en place du plan stratégique, donc nous allons accompagner le gouvernement dans cet exercice très bientôt et aussi nous comptons accompagner toujours le gouvernement pour la mise en place d’un cadre de suivi et évaluation et surtout le partage d’expérience, donc ça aussi c’est quelque chose que nous sommes en train d’analyser pour accompagner. Ces deux points feront partie des prochaines étapes au niveau du pays.

AY : Merci Docteur Maimouna. Monsieur Nicolas, avez-vous des détails à ajouter par rapport à la mobilisation des ressources ?

NB : Oui, merci Ambarka. Oui, je pense que ce qu’a décrit Madame Bertine est vraiment très, très clair, et très important. Comme l’a mentionné le rapport mondial sur la nutrition, il est important d’augmenter les investissements sur la nutrition, et ça, pas uniquement les investissements externes des bailleurs mais aussi les investissements domestiques, les financements nationaux. Le rapport parle de multiplier par quatre les financements externes et multiplier par trois les financements domestiques. Comme le disait Madame Bertine, la Côte d’Ivoire a récemment eu, est passée par ce processus où ils ont mobilisé, ils ont su et pu mobiliser à très haut niveau pour financer leur plan national. Le résultat a été vraiment très positif avec des mobilisations concrètes des financiers dans ce plan, et je pense que l’exemple de la Côte d’Ivoire, l’exemple que met en place le Burkina Faso, au travers de son plan et de la mobilisation, va dans le bon sens. Il y a d’autres pays qui nous ont approchés pour appuyer justement ces tables rondes. On va les appuyer. Il est important vraiment de s’assurer que les pays ont des plans de qualité et que ces plans soient discutés ouvertement avec les financiers pour les financer à un niveau adéquat pour avoir un impact au niveau des bénéficiaires sur le terrain. Merci.

AY : Merci Monsieur Nicolas. Je vois bien que des exemples, des cas d’école sont pris en compte, notamment celui de la Côte d’Ivoire, et je voudrais également revenir sur l’exemple du Sénégal qui rejoint un temps ce que disait Madame Bertine tout à l’heure. En effet, au Sénégal ils ont pu avoir cette démarche avec le gouvernement pour augmenter de façon continuelle le budget interne de l’état pour la nutrition. D’ailleurs, cette question a fait l’objet d’un article qui va paraître bientôt dans Nutrition Exchange 7, une interview avec le Point focal SUN sur la démarche adoptée. Alors, je ne sais pas quel est votre rapport avec le Sénégal et dans quelles mesures vous prenez en compte ce genre d’expérience ?

BO : Alors il faut dire que nous avons au cours de certaines grandes rencontres, pu apprécier l’excellence du Sénégal et tout récemment lors du Global Nutrition Report, le lancement donc de là cette année au Burkina en novembre, nous avons vraiment eu la chance de bénéficier, de partager cette espérance du Sénégal qui a fait vraiment une bonne communication en détaillant un peu son fonctionnement, et vu son ancrage au premier Ministère pour la coordination de la nutrition et différentes interventions qu’ils ont pu mener et comment est-ce qu’ils font le suivi et l’évaluation, ça a été vraiment très bénéfique. Nous souhaitons vraiment continuer de partager cette expérience, continuer d’apprendre les leçons et ça nécessite qu’on puisse renforcer en tout cas la communication, le partage avec le Sénégal. Nous l’avons fait par moment, mais je pense c’est quelque chose qui demande à être renforcé pour mieux tirer les leçons. En dehors des grandes rencontres, nous devons pouvoir le faire par d’autres circuits plus simples entre nos deux pays.

AY : Merci bien. Je voudrais revenir à Monsieur Nicolas. Vous l’avez tout à l’heure mentionné, la démarche à suivre pour un pays pour établir une collaboration avec l’initiative REACH, alors je sais que le REACH n’a pas vocation à rester indéfiniment, ça a une durée de temps très limitée au niveau des pays, je voudrais savoir quelles sont les perspectives ou quelle est la démarche du REACH à long terme au-delà de sa présence au niveau d’un pays ?

NB : Merci Ambarka. Comme vous l’avez dit, l’initiative REACH a toujours été une initiative à vocation à prendre fin. Et on peut même dire que c’est là la force du REACH. C’est-à-dire que ce n’est pas une initiative qui arrive au pays et est là pour rester. C’est vraiment une initiative catalytique, de transfert, de renforcement des capacités de transfert de compétences avec le gouvernement, de travail de confiance, mais vraiment de renforcement des capacités du gouvernement et de la plateforme multisectorielle. Donc l’initiative REACH vraiment, les premières phases de REACH tablaient sur une période d’engagement de trois ans. Nous avons eu une évaluation récemment, l’année dernière, qui a reconnu que trois ans, dans la majorité des cas, était insuffisant et qu’il recommandait plutôt un engagement de cinq ans. Alors au-delà de l’appui REACH, il a bien sûr la présence des agences des Nations Unies au niveau des pays, qui sont maintenant officiellement organisés en réseaux des Nations Unies pour le SUN dans chacun des pays SUN, et il est évident que, au-delà de l’appui REACH, il y a une continuation de l’appui technique, de l’appui aux gouvernances par les agences des Nations Unies, aussi bien au niveau multisectoriel au travers du réseau, mais également au niveau sectoriel de par le travail de chacune des agences avec leurs ministères clés. Donc, pour résumer, comme vous le disiez, une vocation à prendre fin, vraiment un transfert qui se fait avec le gouvernement, avec le travail que les experts REACH font au jour le jour avec le Point focal SUN et jusqu’à ce que les capacités soient vraiment en place, le transfert soit fait et qui se traduit par la suite avec une continuation de l’appui des agences UN au niveau des pays. Voilà.

AY : Alors oui, il y a ce travail de transfert au niveau des experts REACH avec les Point focaux SUN, et nous savons que le SUN justement vient de lancer la deuxième phase, la feuille de route de la deuxième phase du SUN. Comment est-ce que le REACH entend articuler son appui par rapport à cette feuille de route ?

NB : Oui, alors comme on le disait précédemment, le REACH est vraiment très complémentaire du mouvement SUN. Il l’a été dans cette première phase du mouvement SUN et il continue à l’être dans la deuxième phase du mouvement SUN. Le REACH est toujours présent. Là, je dirai que la force maintenant c’est que le réseau des Nations UN qui est organisé au niveau de chacun des pays SUN avec un Président du réseau qui est en général un représentant d’une des agences actives en nutrition au niveau des pays et qui est appuyé par les Point focaux nutrition des différentes agences, ces réseaux sont mis en place dans chacun des pays SUN. Donc ça, c’est la force qu’il n’y avait pas vraiment auparavant, dans cette, disons, organisation structurelle du réseau du mouvement SUN en appui au SUN. Maintenant, le REACH est un service offert par le réseau des Nations Unies, donc il y a vraiment maintenant une clarification au niveau du positionnement du REACH, par rapport au mouvement SUN, dans sa complémentarité au mouvement SUN parce qu’il est un service offert par le réseau des Nations Unies. Nous avons dans le cadre du réseau des Nations Unies, développé une stratégie 2016-2020 qui est complètement alignée avec la stratégie du mouvement SUN et pour lequel le réseau des Nations Unies appuie les différents éléments de la stratégie du mouvement SUN au travers de sa stratégie. Donc il appuie les piliers au niveau de la gouvernance multisectorielle de nutrition. L’élément en plus, c’est que le REACH étant vraiment une offre de service offert, va aussi contribuer au renforcement et la mise en place si nécessaire des autres réseaux du mouvement SUN, donc renforcement de cette plateforme multisectorielle qui inclut en fait aussi le mouvement du réseau des Nations Unies. C’est-à-dire qu’on a les réseaux en place. Ils n’ont pas tous la même capacité à répondre aux besoins du pays, donc il y a cette période aussi en temps limité du REACH de renforcer les capacités du réseau des Nations Unies à être un meilleur partenaire au niveau du gouvernement. Donc, c’est ça qu’on voit dans la deuxième phase du mouvement, vraiment un positionnement du REACH comme service du réseau des Nations Unies dans les pays où le modèle est adéquat va être là pour renforcer les piliers de la stratégie du mouvement SUN en gouvernance multisectorielle, en renforcement des capacités, en plaidoyer avec les outils qui sont à disposition, mais aussi dans la mise en œuvre et la mise en place des renforcements des autres réseaux incluant le réseau des Nations Unies pour que, à la fin de cette période d’appui REACH, le réseau lui-même des Nations Unies soit plus à même à répondre en indépendance et travailler avec le Point focal SUN, et comme je le disais les autres ministères clés qui sont importants dans la mise en œuvre des plans nationaux de nutrition.

AY : Merci Nicolas. Nous voyons bien que le REACH est complètement aligné, comme vous dites, sur la stratégie 2.0 du mouvement SUN. Une dernière question, je pense à l’ensemble de nos invités, qu’est-ce qu’on peut retenir comme plus-value, comme réussite du mouvement SUN au Burkina Faso après six ans de mise en œuvre ?

BO : Premièrement, je peux dire que l’adhésion au SUN a permis d’augmenter la visibilité de la nutrition au Burkina Faso. Elle a permis d’augmenter même la redevabilité aussi de l’état vis-à-vis de tout ce qui fait en nutrition. Et on voit que depuis que nous avons adhéré au SUN, on a augmenté le dialogue avec les différents secteurs sensibles et spécifiques. Il y a eu même une meilleure compréhension de la nutrition au Burkina à travers ce dialogue. Et l’adoption de l’approche multisectorielle est devenue beaucoup plus opérationnelle, beaucoup plus réelle après l’adhésion au SUN et on peut noter aussi qu’il y a eu un plus grand engouement d’autres partenaires à travailler dans la nutrition. Beaucoup de structures, de groupes qui ne travaillaient pas dans la nutrition se sont intéressés à la nutrition suite à cette grande visibilité qui a été créée, et même si les actions ne sont parcellaires, il y a quand même des résultats lorsque des localités, si petites soient elles, ça pouvait être par des interventions de nutrition, et ça, c’est vraiment à saluer. Et il y a beaucoup de résultats et tout ce qui est communication aussi a été renforcé à travers l’association des réseaux, des communicateurs qui se sont beaucoup intéressés à la nutrition après avoir compris l’adhésion au SUN, et c’est vraiment quelque chose que nous saluons. Et la conscience d’améliorer la nutrition en termes d’interventions clés pour le développement a été mieux comprise par l’état, et donc au niveau de l’état, le plaidoyer même on peut dire qu’il est allé de l’avant grâce à l’adhésion au mouvement SUN. Et les engagements pris par l’état donc dans le cadre du SUN font que l’état se doit d’améliorer la nutrition, de renforcer, d’en faire une plus grande priorité pour pouvoir respecter ses engagements suite à l’adhésion du SUN. Et nous pensons que c’est quelque chose qu’il aurait fallu créer si ça n’avait pas existé.

AY : Alors on voit que le SUN a participé à une grande mobilisation des acteurs de la mise en place d’un mouvement, d’un environnement favorable, j’allais dire. Docteur Maimouna, peut-on dire le REACH a bénéficié de cet environnement favorable que le mouvement SUN a créé au Burkina Faso ?

MG : Oui, je dirai bien sûr, oui. Mais avant de répondre, je voudrais dire peut-être que Bertine a omis parce que l’exercice de tracking que le mouvement SUN a inspiré au niveau des pays, a permis quand même de constater une augmentation du financement de la nutrition, que ce soit au niveau de l’état, que ce soit au niveau des partenaires. Là aussi je pense que c’est un point à souligner. Et il faut noter aussi que, au Burkina, la planification s’est beaucoup améliorée. Donc actuellement, la planification comme je l’ai dit tantôt c’est vraiment un comité multisectoriel qui participe à ça. Donc c’est aussi un acquis qui est dû vraiment à l’arrivée du mouvement SUN. Maintenant, pour revenir à ta question, je dirai oui que le REACH a trouvé un environnement favorable certes, mais le REACH a joué un rôle très, très important, je peux te donner comme exemple la mise en place des réseaux. Le Burkina a adhéré au mouvement SUN en 2011 mais la concrétisation de la mise en place des réseaux n’a commencé vraiment qu’en 2015, 2016. Donc pour dire que c’est vrai l’environnement était favorable mais le REACH a quand même beaucoup contribué à la mise en œuvre des structures, à la planification et aussi à la mobilisation des ressources au niveau du pays.

AY : Merci Docteur Maimouna. Monsieur Nicolas Bidault, un mot de conclusion ?

NB : Je pense qu’on peut vraiment saluer les efforts qui ont été faits au Burkina Faso. Je pense que l’exemple de Madame Bertine, Directrice Nutrition, est exemplaire. Les progrès sont là, comme ce qui a été décrit pendant cet appel vraiment le démontre. Le pays a vraiment avancé, a mis en place les éléments qui sont préconisés par le mouvement SUN dans les bonnes démarches à mettre en place pour la lutte contre la malnutrition. Les éléments sont là, les réseaux sont en place, il y a une plateforme qui existe, il y a maintenant un plan national qui est en place, et il faut vraiment que ça se culmine par un engouement, par disons un financement adéquat vraiment pour démontrer sur le terrain l’impact au niveau des bénéficiaires, parce que c’est de là qu’il s’agit, c’est vraiment traduire tous ces efforts en impact au niveau des bénéficiaires, au niveau local, au niveau du pays. Donc je pense que les éléments sont là. L’engouement continue pour le mouvement SUN. Il y a 57 pays qui sont à des niveaux d’avancement différents, mais comme on le disait, la force du mouvement SUN c’est aussi de partager l’expérience des autres pays. Il est clair que le Burkina Faso est en avance, et donc on s’attend à ce que tout ce qui a été discuté maintenant, tous les éléments qui ressortent, les autres pays soient demandeurs, et que vraiment l’exemple du Burkina soit partagé avec les autres pays pour qu’ils, eux-mêmes, avancent avec les mêmes échelons et les mêmes progrès que le Burkina Faso a démontrés. Merci.

AY : Merci Monsieur Nicolas. Bien entendu, renforcer le partage d’expérience, et je voudrais à ce titre rappeler que ENN, Emergency Nutrition Network, est également là pour apporter son appui au mouvement SUN, aux différents pays, pour partager des expériences, et nous invitons les uns et les autres à y contribuer. Bertine Ouaro, Maimouna Guero, Nicolas Bidault, merci encore une fois de partager vos expériences sur le travail de coordination entre l’initiative REACH et le mouvement SUN pour le renforcement de la nutrition au Burkina Faso. Je vous souhaite un très bon courage pour la suite et espère avoir d’autres opportunités de suivre vos travaux. Je voudrais également remercier nos auditeurs pour ’avoir écouté ce podcast qui fait partie d’une série de podcasts initiée par ENN pour alimenter notre site multimédia de gestion des connaissances. Comme toujours, nous nous réjouissons de recevoir vos contributions et expériences de mise en œuvre d’actions de nutrition. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous envoyer un courriel à nutritionexchange@ennonline.net ou consulter notre site web www.ennonline.net. Merci et au revoir.

 

 

 

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ENN (2017). Transcription du podcast– Rôle de l'initiative REACH dans l'implémentation du SUN au Burkina Faso. www.ennonline.net/transcriptiondupodcastrledelinitiativereachdanslimplmentationdusunauburkinafaso

(ENN_5464)

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